Faire ses semis maison

Le semis à l’intérieur des plantes potagères et ornementales n’est pas une grande innovation en soi, c’est plutôt le fait de ne plus les faire soi-même qui serait l’innovation. Pourtant, les semis à l’intérieur au printemps procurent beaucoup de plaisir, sont faciles à réaliser (en majorité) et permettent d’économiser considérablement en comparaison à l’achat de caissettes de plants en centre jardin en début d’été.

Matériel nécessaire pour les semis à l’intérieur :

  • terreau de rempotage, ou pour plantes d’intérieur, ou spécifique aux semis
  • caissettes ou contenants de plastique avec trous de lessivage (priorité à la réutilisation de contenants de plastique!)
  • couvercle ou dôme transparent pour maintenir l’humidité en début de processus
  • lumières d’appoint (des néons sont suffisants, placés à 15-30 cm des plants). Sinon de grandes fenêtres orientées au Sud, Est ou Ouest peuvent faire l’affaire
  • étiquettes pour identifier vos semis

Les jeunes plantules ne sont pas très exigeantes concernant la lumière qu’elles reçoivent. Il suffit que la lumière soit donnée en quantité suffisante, elles n’ont pas besoin de longueurs d’ondes particulières comme les plantes en production.

solylunafamilia
semis et lumière d’appoint (c) Solylunafamilia Flickr

Comment procéder :

  1. trouver un calendrier des semis adapté à votre région (pour Québec, celui non-exhaustif d’Espace pour la vie fait bien l’affaire concernant le potager, et sur le site du jardinier paresseux, vous trouverai les dates optimales de semis de diverses plantes ornementales en plus des plantes potagères)
  2. humidifier et mélanger votre terre dans un grand contenant
  3. remplissez les caissettes et les petits pots de plastique de terre humide en laissant un petit espace avant le rebord (1 cm)
  4. plantez les graines à la profondeur indiquée sur les sacs de semences, ou utilisez la règle du 2 fois la profondeur du diamètre de la graine si vous avez récupéré vos propres semences l’année précédente
  5. assurez-vous que la terre de vos pots demeure bien humide, et arrosez quelques fois par semaines à l’aide d’un petit pulvérisateur à main (push-push) ou en remplissant les plateaux d’eau, et en les vidant lorsque la terre est bien humide.
  6. lorsque les cotylédons apparaissent, vous pouvez supprimer les couvercles et dômes de plastique transparent qui gardent un peu trop l’humidité pour les étapes suivantes
  7. deux à trois semaines avant la plantation à l’extérieur, acclimatez tranquillement vos semis aux conditions extérieures en les sortant au soleil du matin pour quelques heures durant quelques jours, puis de plus en plus longtemps par la suite, pour qu’ils soient finalement prêts à passer leurs journées complètes au soleil et au vent à la date de plantation prévue.

Pour les plus entrepreneurs, de petites serres peuvent être construites à l’extérieur pour les semis. La lumière y est optimale, mais attention de ne pas commencer trop tôt pour que la température dans la serre, la nuit, ne soit pas trop froide.

ilovebutter
mini-serre (c) ilovebutter Flickr

Si vous utilisez des graines dont vous n’êtes pas certains de la qualité, comme de vieilles graines, ou les premières graines que vous avez récolté vous-mêmes de votre dernière saison de production, vous pouvez effectuer des tests de germination pour connaître le pourcentage de germination de votre lot de graines, et semer plus de graines en conséquence. Pour réaliser un test de germination, on utilise normalement un papier mince (essuie-tout, ou coton à fromage) bien humidifié, et on y dépose un échantillon de graines près d’une fenêtre bien éclairée pour ensuite calculer les pourcentage de graines qui germent par rapport au nombre total de graines, après plusieurs jours (jusqu’à trois semaines). Plus simplement, vous pouvez aussi choisir de semer deux à trois fois plus de graines que recommandé. Lorsque les semis pointent, vous pouvez ensuite couper les plantules excédentaires.

Lors de la plantation à l’extérieur, assurez-vous que votre terre ait un pH adéquat (vous pouvez acheter une appareil pour mesurer le pH, mais il existe aussi des bandelettes qui changent de couleur selon le pH qui sont beaucoup moins chères). Un pH autour de 7 fait bien l’affaire pour la majorité des plantes potagères. Finalement, ajouter suffisamment de matières organiques pour bien nourrir toute cette future récolte!

 

Crédit photo à la une : Brigitte Gauthier, Flickr

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